Réunion
08/01/2010
Par Maité KODA
SOCIAL. Les ex-salariés de l’ARAST dans l’impasse
Licenciés depuis le mois de novembre, les 1 200 ex salariés de l’ARAST tentent en vain d’obtenir leurs indemnités.
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Les ex salariés campent au Conseil général
Pour la troisième nuit consécutive, les ex-salariés de l’Association régionale d’aides sociales territorialisées (l’ARAST) ont dormi dans les locaux du Conseil général de la Réunion.
Les ex-salariés de l’ARAST ont déjà campé trois jours et trois nuits dans les locaux du Conseil général © RFO
Et de trois. Pour la troisième nuit consécutive, les ex-salariés de l’Association régionale d’aides sociales territorialisées (l’ARAST) ont dormi dans les locaux du Conseil général de la Réunion. Tous tentent, pour l’instant en vain, de se faire entendre et de toucher enfin les indemnités auxquelles ils ont droit depuis la liquidation judiciaire de l’association, spécialisée dans les services à domicile et l’aide aux personnes en difficulté.
1 200 ex salariés
Placée depuis le mois d’avril en redressement judiciaire, la structure, fait l’objet d’une liquidation sept mois plus tard, décidée par le tribunal. Depuis le 27 novembre 2009, pas moins de 1 200 salariés se sont donc retrouvés sur le carreau.
Plus de salaire, pas d’indemnités de chômage, depuis fin novembre, impossible pour eux de s’inscrire au Pôle emploi, ni de demander à bénéficier du RMI. Rien non plus du coté de l’Assurance de garantie des salaires (AGS). La majorité d’entre eux se retrouve sans le sou.
Conseil général et AGS se renvoie continuellement la balle, personne n’acceptant de régler les 10 à 15 millions d’euros d’indemnités qui sont dus au salariés. « Aujourd’hui, on a quasiment 1 000 femmes qui sont dans une situation terrible, et personne ne s’en occupe », déplore, des trémolos dans la voix Françoise Huoto-Jeanmaire, salariée de l’ex-Arast au micro de Télé Réunion.
AGS versus Conseil Général
Oscillant entre colère et désespoir, les ex d’Arast tentent désormais le tout pour le tout. Une demande d’aide d’urgence à Nassimah Dindar, présidente du Conseil général a reçu une fin de non recevoir. A la préfecture, on leur a expliqué que l’Etat est impuissant dans ce genre de cas. Reste donc l’occupation des locaux du Conseil général. C’est chose faite depuis trois jours et trois nuits.
Hier, une nouvelle réunion de cinq heures à la préfecture n’a pas débouché sur de nouvelles avancées, AGS et Conseil général ne parvenant toujours pas à trouver un accord.
Les ex-salariés en ont appelé à Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de la Réunion. © AFP
« L’AGS a vocation à procéder aux règlements qui lui incombent. Dans les délais légaux. C’est la loi ! , résume Me Olivier Hamerou, avocat du Conseil général. Par souci de bonne volonté, et comme l’a précisé le communiqué de presse de la préfecture, il y aura un engagement de prise en charge de ce qui aura été payé par l’AGS ».
A l’AGS, donc, de faire le premier pas. Si une décision judicaire l’impose, le Conseil général la remboursera par la suite.
Erick Marimoutou, directeur de l’AGS attend une proposition écrite du Conseil général. « La seule chose que je peux vous dire c’est que nous attendons un courrier du Conseil général. En attendant, il n’y aura aucun ordre de paiement. », explique t-il sur RFO Réunion.
Cas par cas
En attendant d’éventuelles poursuites judiciaires, que les ex-salariés pourraient décider dès aujourd’hui, ceux-ci ont promis de durcir leur mouvement en l’absence d’avancée dans les négociations. Maigre consolation, la publication d’un communiqué, stipulant que la Caisse d’allocations familiales (CAF) examinera, au cas par cas, la situation des familles en détresse.
