Réunion
26/01/2010
Par Maité KODA
SOCIAL. Les ex-salariés de l’ARAST ne voient rien venir
Toujours privés de leurs indemnités de licenciement, ils entament leur quatrième semaine d’occupation des locaux du Conseil général.
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Les ex-salariés de l'Arast attendent toujours
Depuis le 27 novembre 2009, date de la liquidation de l'association, les salariés de l'Arast n'ont pas touché leurs indemnités de licenciement.
Les ex-salariés ont bloqué lundi les grilles du Conseil général, empêchant les véhicules de sortir. © RFO
Ils ne bougeront pas. Depuis déjà 22 jours, les anciens salariés de l’Arast ont investit le hall d’accueil du Palais de la Source. Et n’ont toujours pas obtenu les indemnités de licenciement qui leur sont dues depuis la liquidation de l’association en novembre 2009. C’est donc de pied ferme qu’ils abordent leur quatrième semaine d’occupation des lieux.
12 millions d’euros
Depuis le début du conflit, le Conseil général et l’AGS se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation. Par conséquent, le sort des 1 200 anciens salariés, dépend d’une décision qui ne vient pas. Douze millions d’euros d’indemnités sont en jeu. En dépit d’une rencontre du personnel avec un conseiller de l’Elysée, et d’une nouvelle table ronde à la préfecture vendredi 22 janvier, aucun protocole d’accord n’a pu être entériné.
Jusqu’à présent, les ex-Arast ont uniquement pu bénéficier de mesures d’urgences, elles-mêmes arrachées après des semaines de négociations et de manifestations en tout genre. Parmi celles-ci, une aide de 1 000 euros proposée par le Conseil général ou encore le paiement par l’AGS des 21 jours de salaire de décembre aux 672 signataires de la Convention de reclassement personnalisé (CRP).
"Ce n’est pas un problème d’argent"
A ces 800 000 euros débloqués aurait pu s’ajouter une somme de 336 000 euros, promise par le Conseil général, toujours dans le cadre d’une aide d’urgence. Cette nouvelle aide ne sera accordée que sous condition : les ex-Arast doivent quitter les locaux du Palais de la Source. Condition rejetée par les anciens salariés qui entendent bien toucher l’intégralité de leurs indemnités et non pas uniquement une mesure ponctuelle, leur représentante Valérie Bénard qualifiant de "chantage" cette proposition
Interrogé par Radio Réunion, Eric Marimoutou revient une nouvelle fois sur le refus de l’AGS de verser les indemnités de licenciement. « Ce n’est vraiment pas un problème d’argent, mais vraiment un fondement juridique, qui fait que nous n’avons pas légalement à payer ces sommes.
Nous continuons à considérer qu’il devait y avoir transfert d’activités, puisqu’avant même la liquidation judiciaire, il était question par le conseil général de reprendre les salariés. S’agissant de mission de service public, le Conseil général doit prendre l’ensemble de ces salariés concernés en son sein. », assure-t-il.
